Les filières de traitement

Le fonctionnement d’une installation d’assainissement non collectif (ANC) se décompose en plusieurs étapes.

La collecte

Cette phase permet de récupérer toutes les eaux usées domestiques de l’habitation : WC (eaux vannes), cuisine(s), salle(s) de bains, lave-linge(s), évier(s)… via une conduite de diamètre 100 à 110 millimètres. Ces eaux usées sont dirigées vers le prétraitement composé d’une fosse toutes eaux. Pour permettre un éventuel accès sur cette canalisation, il est conseillé de mettre en œuvre une boîte de curage en pied de mur de l’habitation et pour chacune des sorties d’eaux usées.

Les ventilations

Schéma de Ventilation

Schéma de Ventilation

La ventilation primaire ou appelée également ventilation de chute des WC est une conduite piquée sur la colonne de chute des eaux usées.

Celle-ci doit déboucher hors toiture munie d’un chapeau classique ou d’une grille de toit. Elle permet d’assurer une entrée d’air dans la colonne afin de permettre aux eaux usées de bien s’écouler à l’intérieur.

La ventilation haute de la fosse toutes eaux est une conduite piquée en aval de la fosse toutes eaux qui doit ressortir hors toiture (40 centimètres au-dessus du faîtage du toit) et être munie d’un extracteur statique ou éolien. Elle permet d’extraire un maximum de gaz (H2S) odorants et corrosifs (dégradation des ouvrages en béton notamment).

Le prétraitement

Il s’agit d’un ouvrage (en général une fosse toutes eaux) destiné à la récupération et à la liquéfaction de l’ensemble des eaux domestiques.

Par un phénomène physique de séparation, les graisses flottent en surface et les particules plus lourdes sédimentent et forment les boues au fond de l’ouvrage.

On assiste également à un phénomène biologique de fermentation par l’action des bactéries.

Le Traitement

Cette phase permet l’élimination de la pollution provenant de la phase de prétraitement par l’action des micro-organismes contenus dans le sol ou dans un sol reconstitué.

Depuis quelques années, le Ministère de l’écologie et du développement durable et le Ministère de la santé délivrent conjointement des agréments pour des dispositifs de traitement alternatifs : www.assainissement-non-collectif.developpement-durable.gouv.fr.

IMPORTANT :

En France, 15 à 20 % de la population est propriétaire d’une installation d’assainissement non collectif, soit près de 5 millions d’installations répertoriées.

Jusqu’à présent, très peu de données concernaient le fonctionnement de ces installations en conditions réelles.

Fort de ce constat, une étude scientifique et technique a été réalisée par Irstea en partenariat avec 22 Conseils Départementaux, le Cerema, les Agences de l’eau, l’Agence Française pour la Biodiversité (ex ONEMA), le Ministère de la Transition écologique et solidaire et l’Association des Maires Ruraux de France.

Elle dresse un portrait de la qualité des rejets de nombreux dispositifs d’assainissement non collectif installés chez les particuliers en fonction de leurs caractéristiques techniques. Les contraintes d’entretien de ces installations ont été également étudiées.

Vous pouvez consulter ci-joint :

ANC - Résultats de l'étude

L’évacuation

Les eaux usées traitées doivent être prioritairement infiltrées sur la parcelle. Le rejet au milieu hydraulique superficiel reste exceptionnel et devra être autorisé par le gestionnaire et/ou le propriétaire du milieu récepteur.